SEMINAIRE POPULAIRE

A la suite de notre premier séminaire populaire autour de la parole Créatrice, nous continuons cette action autour d’un nouveau thème : « système de croyances et alimentation ».
L’équipe Parle Avec Elles ainsi que le groupe de travail formé par les habitant(e)s sont partis 3 jours dans un gîte situé à Saissac afin de commencer les temps de réflexion.

Quatre thèmes ont été retenus par les habitants après nos premières discussions: 

  1. -Tradition et modernité
  2. -Le respect du corps
  3. -Immigration et patrimoine alimentaire
  4. -Plaisir, don et contre-don

A) Tradition et modernité

La tradition est vécue comme « abandonnée » par les nouvelles générations dans le sens où ces derniers ne perpétuent pas les traditions comme pouvait le faire les générations précédentes.      La perte de ces pratiques et savoirs serait néfaste à l’entretien du lien familial, à la transmission intergénérationnelle de recettes, de savoir-faire, aux pratiques collectives et individuelles et enfin, vis-à-vis de la santé face aux nouveaux produits industriels. Par opposition, la tradition donnerait des repères inscrits dans les corps, comme les goûts, les rythmes et pratiques culinaires. Finalement, la tradition serait gage de stabilité alors que la modernité traduirait un délitement social.
Les habitants parlent aussi de  » responsabilités  » face aux traditions. Cette dernière est qualifiée d’ « agression  » par les habitants. Elle donne lieu à de la culpabilité.
On observe un décalage entre les pratiques alimentaires traditionnelles et les recommandations nutritionnelles : par exemple, le sucre est un symbole important marquant une certaine richesse du foyer dans des contextes particuliers, alors que d’un autre côté, il provoque le diabète et devient une denrée source de chantage et de punitions dans l’éducation des enfants.

La tradition serait aussi l’assignation d’un rôle, notamment vis-à-vis des femmes, mères-nourricières du foyer. Les habitantes ont du mal à déléguer les tâches autour du repas aux hommes et le vivent souvent comme une contrainte.
Avec l’émergence des particularismes alimentaires et l’accélération du rythme de vie, ces femmes rencontrent des difficultés de gestion du foyer en concurrence avec l’évolution de l’environnement social.

Ce thème pose la question de l’influence des différentes sphères de socialisation, la démonstration d’une appartenance à un groupe social dans des contextes particuliers, tout autant que de l’individualisation des choix dans la modernité qui transcende les traditions.

2) Le respect du corps

Les nourritures incorporées peuvent être  » saines  » ou  » mauvaises  » : l’alimentation modifie la substance même du corps. Le  » sain  » serait  » bien manger « .
En particulier, cuisiner des produits bruts, choisis sur les étals, est gage de « bien-manger ». Pouvoir travailler les produits permet en outre d’ajouter de l’attention, de l’affection dans la préparation.
Pour les habitantes, celui qui cuisine pour le foyer a une grande responsabilité : cuisiner selon les préférences de chacun, souvent au détriment de ses propres préférences, tout en essayant au mieux de respecter les recommandations nutritionnelles. C’est ainsi que les recettes traditionnelles sont ajustées pour convenir aux exigences de la société mais aussi pour les membres du foyer.
Certaines femmes se considèrent comme  » trop grosses  » selon la norme corporelle des sociétés occidentales. Souvent, c’est l’entourage qui le fait remarquer à la personne. En outre, tous les habitants tombent d’accord sur le fait que prendre soin de soi se réalise lorsque l’on est bien dans son corps.
Le thème de respect du corps est donc lié à la question de la  » cuisine « , des arbitrages vis-à-vis des normes nutritionnelles et du rapport au corps dans les différentes sphères de la socialisation.

3) L’immigration et patrimoine alimentaire

L’immigration modifierait les manières de se nourrir mais aussi les manières de partager les nourritures. Les habitants relèvent plusieurs phénomènes : parfois, quand ils rentrent dans leur pays natal, leur famille cuisine des plats français pour  » leur faire plaisir « , alors qu’ils souhaiteraient au contraire retrouver les saveurs de leur enfance. Ils sont considérés comme  » autres  » dans leur pays d’origine alors qu’ils ont partis vivre ailleurs.
Les habitants rencontrent des difficultés à transmettre leur culture alimentaire à leurs enfants dans un milieu culturel différent.
Les produits  » mémoriels  » se trouvent dans des espaces de vente particuliers. Parfois pour certains produits particuliers, les habitants ne fréquentent pas les circuits de consommation dits  » classiques ».
Les produits ramenés ou envoyés directement du pays sont considérés comme  » meilleurs  » au goût. Les habitants confèrent aux aliments du pays des vertus supérieures selon des critères subjectifs.

Le thème de l’immigration et de l’alimentation amène entre autre des questionnements autour de la transmission, de l’altérité alimentaire, de la construction d’un nouveau modèle alimentaire et des circuits d’approvisionnement.

3) Plaisir, don et contre-don

Plusieurs dons en alimentation sont à noter. Pour commencer, le don de soi en tant que femme à travers les activités autour de la cuisine.
Le rendu en serait l’affection et le maintien du foyer, l’hommage aux traditions, une reconnaissance sociale en tant que  » gestionnaire du foyer « , ou encore la maîtrise exclusive d’un domaine d’activité.
Les habitantes expriment une lassitude provoquée par une impossibilité de déléguer cette charge à un autre. Même si elles en ont le désir, elles ne savent pas comment s’y prendre. Elles estiment que se serait trop d’énergie dépensée d’apprendre à leur entourage à gérer certaines tâches de la cuisine.
Ensuite, le don par le biais de l’aide alimentaire. Chaque culture possède son répertoire culinaire, ses recettes avec des produits particuliers. L’aide alimentaire aux plus démunis ne correspond pas forcément aux produits connus par les personnes.
Il y a également différentes manières de rendre après un don. Par exemple, les habitants racontent que lorsqu’un voisin amène une assiette pleine, la politesse veut que l’on rende l’assiette avec des morceaux de sucre.

Le thème du don en alimentation amène à se questionner autour du rôle attendu de chacun, du plaisir ou au contraire du devoir de partager, et de la place que peut trouver un individu lors de dons unilatéraux; tout ceci mettant en perspective les variations culturelles.

Conclusion

Nous pouvons aborder tous les aspects de nos vies à travers l’alimentation. Les thèmes retenus feront l’objet d’un approfondissement à travers différents ateliers où petits et grands seront conviés.

Ce travail collectif viendra se concrétiser lors d’un séminaire populaire avec les habitants en Novembre 2018.

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Marché Des Créatrices 2018

Malgré les conditions météorologiques défavorables, la 4ème édition du Marché des Créatrice a bel et bien eu lieu grâce à l’énergie et l’investissement des bénévoles et des équipes.
C’est pour cet engagement collectif de différents acteurs, équipes de bénévoles, partenaires, prestataires et créatrices, que nous avons pris la décision de maintenir notre proposition d’action par un aménagement des espaces d’accueil, d’animation, et d’expositions des énergies entrepreneuriales.

Le Marché des Créatrices promeut l’appropriation de l’espace public par les familles et la valorisation des compétences des femmes.
En effet, 40 créatrices ont répondu présentes lors de l’évènement, chacune exposant leurs créations propres à leur univers.
Les plus petits comme les plus grands ont pu trouver leur part de satisfaction grâce aux animations proposées, et par la diversité des expositions.

Le lien social n’a pu être que favorisé par la rencontre de ces différents protagonistes.

Place à un diaporama et prochainemenent, sera disponible une émission de RADIO CAMPUS.

 

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Arrêtons-les !

Dans le cadre des violences faites aux femmes qui est la grande cause du quinquennat du Président Macron, la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité Femmes/Hommes, Marlène Schiappa a procuré le troisième et le dernier volet de la campagne « Arretons-les! ».
« Ce volet met à l’honneur les témoins qui agissent pour la protection des victimes. »

 

  • Le communiqué de presse ICI 
  • La playlist des vidéos de sensibilisation ICI

Cette campagne d’information et de sensibilisation s’adresse directement aux auteurs de violences sexistes et sexuelles. Afin que cessent les agissements sexistes et sexuels à la considération des femmes et que l’humiliation change de camp, à diffuser sans modération.

Se frotter dans les transports en commun, embrasser une personne sans son consentement, injurier une femme dans la rue sont autant d’actes que beaucoup pourraient encore considérer comme mineurs ou sans gravité.

Rappelons que tout acte d’agression sexuelle et sexiste est fermement puni par la loi. 

Que dit-elle?

  • Le Code pénal sanctionne les auteurs de violences sexuelle par des peines d’emprisonnement et/ou des amendes :

  1. 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende pour avoir imposé à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant ; ou qui créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante (nouvel article 222-33. I. du Code pénal introduit par la loi du 6 août 2012)
  2. 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende pour avoir usé (même de façon non répétée) de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers. Exemple : le chantage (nouvel article 222-33. II. du Code pénal introduit par la loi du 6 août 2012)
  3. 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende pour les cas d’agression sexuelle (articles 222-22, 222-27 du Code pénal) et 15 ans de réclusion criminelle pour le viol (article 222-23 du Code pénal).
  • Le code pénal sanctionne aussi les discriminations liées au fait d’avoir subi (ou refusé de subir) des faits de harcèlement sexuel ou d’avoir témoigné de tels faits (article 225-1-1 du Code pénal et 1155-2 du Code du travail) exemple : licenciement ou sanctions.
  • Le Code du travail (articles 1155-2 et L.1153-1 à L.1153-3) :

  • interdit le harcèlement sexuel
  • interdit également toute forme de sanction à l’encontre d’une personne ayant subi, refusé de subir, relaté ou témoigné d’agissements de harcèlement sexuel.

Les personnes en formation ou en stage sont également protégées. L’employeur est tenu d’assurer la prévention du harcèlement sexuel (article L.1153-5).

Depuis la nouvelle loi du 6 août 2012, il est également tenu d’afficher, dans ses locaux, l’article 222-33 du Code pénal interdisant le harcèlement sexuel.

L’employeur est également tenu d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salarié-e-s (article L.4121-1)

  • Le code de la fonction publique (article 6 ter, loi du 13 juillet 1983) :

  • interdit le harcèlement sexuel
  • interdit également toute forme de sanction à l’encontre d’une personne ayant subi, refusé de subir, relaté ou témoigné d’agissements de harcèlement sexuel, ou ayant formulé un recours auprès d’un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements.
    Il prévoit également la «protection fonctionnelle» des agent-e-s de la fonction publique, titulaires ou non (article 1, loi du 13 juillet 1983) : « la collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. »

Les textes sont disponibles ICI

Soutenons le projet de nouvelles lois contre les violences faites aux femmes qui se trouve considérablement renforcé.

Circulaire du gouvernement FR

Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes Publics. Conseiller municipal d’Annonay (Maire 2008-2017), Président des Petites Villes, ainsi que Marlene Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes & les hommes,
Élue, Auteure, et  Fondatrice de Maman Travaille lancent la circulaire du gouvernement FR relative à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans la fonction publique.

Le dossier est disponible ICI

Niki de Saint Phalle

ARTICLE JOURNALISTIQUE 10 –

Niki de Saint Phalle : « J’ai décidé très tôt d’être une héroïne. L’important était que ce fût difficile, grand, excitant ! »  

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/niki-de-saint-phalle

Niki de Saint Phalle, née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, dans les Hauts de Seine en 1930 et morte à en Californie en 2002, est une plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films français.

Niki de Saint Phalle explore les représentations artistiques de la femme en réalisant des poupées de taille impressionnante, les Nanas.

Les Nanas sont non seulement géantes, chahuteuses, dansantes, jambes en l’air.

L’intervention des Nanas symbolise aussi la suprématie de la femme.

Les sculptures de Niki de Saint Phalle se sont révélées très vite proches du public américain lorsque des œuvres ont été exposées en plein air.

Elle entre dans le marché de l’art et des institutions de l’ouest à l’est.

À partir de là, elle est une des seules artistes femmes, avec Joan Mitchell, jamais exposées à la Virginia Dwan Gallery qui suit le milieu artistique californien, essentiellement masculin.

Toutefois, si le public et les collectionneurs privés apprécient le travail de Niki, les musées restent plus réticents dans leurs acquisitions.

Les œuvres de Niki sont entrées dans les musées américains essentiellement grâce aux donations. 

 

 

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