5°édition Nuit des Contes

La Nuit des Contes est un événement convivial qui revient suite au succès de 4 éditions (2015, 2016, 2017), afin de réchauffer les habitant-e-s et les familles du quartier de la Reynerie en cette période automnale.

Une envie de poésie et de merveilles vous ballade le temps d’une soirée dans les différents locaux associatifs et dans l’espace public.
La particularité de cet évènement est le déroulement d’une animation familiale et féérique en horaires décalés, au cœur du quartier de la Reynerie.

En effet, l’objectif de cette soirée réside dans l’appropriation et la circulation des familles sur l’espace public et dans le renforcement du lien social.
Les habitant-e-s du quartier se mobilisent pour vivre une soirée conviviale pour tous.

Au total, six intervenant-e-s artistiques seront présents pour faire entrer dans leur Univers et réchauffer les coeurs.

La soirée se déroulera de 17h00 à 23h00 le Samedi 8 Décembre 2018, toutes les infos là

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Séminaire Populaire 2

Le séminaire populaire a été préparé par des habitant-e-s de la Reynerie avec des chercheurs de l’Université Toulouse Jean Jaurès, l’association Parle avec Elles et l’Harmonie Sociale.
Suite à une première édition en 2017 sur le thème « Penser par soi même » le séminaire populaire reprend les mots du célèbre anthropologue Claude Levi-Strauss « Bon à penser, bon a manger » autour du thème de l’alimentation et de l’immigration.

L’alimentation dépasse la seule fonction nourricière et s’organise autour de dimension bio-psycho-sociologique. On ne mange pas uniquement ce qui est symboliquement signifiant.
En ce sens, elle intervient dans tous les domaines de notre existence :
C’est un « fait social total« 
Elle convoque le rapport à l’autre, mais aussi à nous mêmes, et notamment notre relation au corps, et, à sa mise en scène.

Travailler sur l’alimentation dans un quartier où vivent et se croisent des personnes venues de pays et de cultures différentes permet de se rendre compte du partage des préoccupations autour de l’alimentation quelle que soit sa culture.
Comment transmettre des saveurs, des valeurs, des savoir-être et des savoir-faire culinaires aujourd’hui?
Comment le « bon à penser » se ré-organise au fil des générations, au fil des contacts avec l’Autre?
Et comment tout cela amène a re-définir ce qui est « bon à manger » ?

Durat la préparation du séminaire, des femmes mais aussi des hommes ont partagé leurs expériences sur ces questions autour de l’alimentation, et sur le manger d’aujourd’hui.
Plusieurs ateliers artistiques et littéraires, culinaires ainsi que des groupes de réflexion ont été menés depuis Avril 2018.
En sont ressortis des « objets » sonores, visuels et gustatifs, partagé durant le séminaire.

Les mobilités humaines concernent aujourd’hui toutes les parties du monde, toutes les sociétés.
La France, « Vieux Pays d’immigration » s’est transformée au fil des migrations anciennes et plus récentes, et cela aussi dans ses cuisines.
Les cuisines populaires sont des lieux où se déploient la créativité au quotidien, dans le vif de la vie sociale.
Elle est faite d’emprunts, d’adoptions, d’adaptations, d’entrecroisements. Comment s’opère ces processus? 
Quelles en sont la portée et les limites? Que disent t-ils de nos sociétés,
celles d’ici et de là-bas, de nos visions du monde? Du manger et du boire? 
Mais aussi de notre rapport à ce qui est beau et bon ou pas? 
Cette rencontre sera un temps d’échange sur ces questions.

Image result for logo conseil départemental 31Déroulement de la journée : 

14h00 – Ouverture du séminaire populaire par un représentant du Conseil Départemental de la Haute-Garonne.

14h20 – Intervention de l’Association Parle avec Elles

14h40 – Intervention de Laurence Tibère, Université de Toulouse Jean Jaurès, chercheuse au CNRS sur la nourriture commune : ce que les gens disent…

15h15 – Intervention de Chantal Crenn, enseignante-chercheuse à l’Université Bordeaux Montaigne et chercheuse à « Les Afrique dans le Monde » sur le tajine à la bouillie bordelaise.

15h45 – Débat

16h20 – Intervention de Simona Tersigni, maître de conférence en sociologie à l’Université Paris Nanterre, manbre associé du laboratoire dynamique européennes sur « Lien entre corps et altérité culturelle »

16h50 – Débat

17h10 -Remise en mots par Fayçal Aidoud, slameur.

17h30 – Conclusion du séminaire par l’Association Parle avec Elles.

17h40 – Partage convivial.

18h30 – FIN DU SEMINAIRE!

Nous vous attendons nombreux lors de cette journée qui aura lieu au Conseil Départemental de la Haute-Garonne le premier Décembre 2018 de 13h30 à 18h30 en compagnie de toutes les personnes citées.

HALLOWEEN

WALLOWEEN à WALIBI 

Passez la journée d’Halloween avec nous au parc de Walibi d’Agen! 

Vous pouvez venir vous inscrire auprès de nous ( 2 rue Jean Gilles) du 25 Septembre au 15 Octobre. 

Un tarif de 7 € enfants/adultes est demandé

  • La sortie est prévu le 25 Octobre, départ à 8h30 à l’arrêt de bus « lac reynerie » rue Erik Satie (Reynerie)
  • Prévoyez votre pique-nique pour un moment convivial

Programme « Walloween » à Walibi ici
Parc Walibici

A bientôt pour de folles aventures!

Toutes les infos : Affiche

Une rentrée en douceur!

Dimanche 02 Septembre, l’équipe PAE a organisé un pique-nique dans le cadre de notre séminaire populaire qui a pour thème « système de croyance et alimentation« 

L’objectif de ce pique-nique était que chacun amène un plat sucré et/ou salé avec des produits non industriels.

Au menu :

  • Une boisson à base d’orange et de concombre
  • Un gateau au chocolat et à la courgette (qui remplace la substance grasse)
  • Diverses salades composées
  • Des nems aux crevettes
  • Des fruits

Ce petit moment au château de la Reynerie a permis de commencer une rentrée en douceur et de partager un moment convivial autour de l’alimentation et d’un Time’s up entre petit-e-s et grand-e-s!

TEA TIME

Sabine vous propose de vous retrouver tous les jeudis de l’été durant un moment convivial et gourmand pour une petite gymnastique avec des mots qui nous ressemblent.

Le but de cet atelier est de permettre d’extérioriser et de transmettre de manière poétique et littéraire des émotions gustatives et des savoir-faire culinaires.

Ces ateliers rentrent dans le cadre de la préparation du séminaire populaire sur le thème:

« Bon à manger, bon à penser » qui se tiendra le 1er Décembre prochain.

N’hésitez pas à vous joindre à nous, l’essentiel est de participer et de partager de la bonne humeur!

Prix héroïnes extra-ordinaires 2018

Le 20 Juin, deux personnes de l’équipe PAE sont allé-e-s à Paris dans le but de rencontrer l’association « Féminisme Populaire » présidée par Madame Bouchra Azzouz organisant pour la seconde fois le « Prix héroïnes extra-ordinaires » à l’Hôtel de Lassay, à l’invitation du Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur François de Rugy, sous le haut patronage et en présence de Madame Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat à l’Egalité Femmes/Hommes.

Cette cérémonie a pour objectif de mettre en lumière l’émancipation et l’autonomie des femmes qui contribuent au quotidien à la cohésion sociale et favorisent le vivre ensemble en mettant en place des outils permettant la dé-construction des stéréotypes genrés.

Les objectifs de cette association sont : 
  • Former les jeunes filles des quartiers populaires et zones rurales aux métiers et compétences de demain.
  • Mise en place d’un plan d’accompagnement à l’autonomie des femmes dans une démarche d’insertion et d’entreprenariat. 

     

    Dans un futur proche, une collaboration est envisagée dans le but de combattre TOUS ET TOUTES et PARTOUT les inégalités Femmes/Hommes.

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SEMINAIRE POPULAIRE

A la suite de notre premier séminaire populaire autour de la parole Créatrice, nous continuons cette action autour d’un nouveau thème : « système de croyances et alimentation ».
L’équipe Parle Avec Elles ainsi que le groupe de travail formé par les habitant(e)s sont partis 3 jours dans un gîte situé à Saissac afin de commencer les temps de réflexion.

Quatre thèmes ont été retenus par les habitants après nos premières discussions: 

  1. -Tradition et modernité
  2. -Le respect du corps
  3. -Immigration et patrimoine alimentaire
  4. -Plaisir, don et contre-don

A) Tradition et modernité

La tradition est vécue comme « abandonnée » par les nouvelles générations dans le sens où ces derniers ne perpétuent pas les traditions comme pouvait le faire les générations précédentes.      La perte de ces pratiques et savoirs serait néfaste à l’entretien du lien familial, à la transmission intergénérationnelle de recettes, de savoir-faire, aux pratiques collectives et individuelles et enfin, vis-à-vis de la santé face aux nouveaux produits industriels. Par opposition, la tradition donnerait des repères inscrits dans les corps, comme les goûts, les rythmes et pratiques culinaires. Finalement, la tradition serait gage de stabilité alors que la modernité traduirait un délitement social.
Les habitants parlent aussi de  » responsabilités  » face aux traditions. Cette dernière est qualifiée d’ « agression  » par les habitants. Elle donne lieu à de la culpabilité.
On observe un décalage entre les pratiques alimentaires traditionnelles et les recommandations nutritionnelles : par exemple, le sucre est un symbole important marquant une certaine richesse du foyer dans des contextes particuliers, alors que d’un autre côté, il provoque le diabète et devient une denrée source de chantage et de punitions dans l’éducation des enfants.

La tradition serait aussi l’assignation d’un rôle, notamment vis-à-vis des femmes, mères-nourricières du foyer. Les habitantes ont du mal à déléguer les tâches autour du repas aux hommes et le vivent souvent comme une contrainte.
Avec l’émergence des particularismes alimentaires et l’accélération du rythme de vie, ces femmes rencontrent des difficultés de gestion du foyer en concurrence avec l’évolution de l’environnement social.

Ce thème pose la question de l’influence des différentes sphères de socialisation, la démonstration d’une appartenance à un groupe social dans des contextes particuliers, tout autant que de l’individualisation des choix dans la modernité qui transcende les traditions.

2) Le respect du corps

Les nourritures incorporées peuvent être  » saines  » ou  » mauvaises  » : l’alimentation modifie la substance même du corps. Le  » sain  » serait  » bien manger « .
En particulier, cuisiner des produits bruts, choisis sur les étals, est gage de « bien-manger ». Pouvoir travailler les produits permet en outre d’ajouter de l’attention, de l’affection dans la préparation.
Pour les habitantes, celui qui cuisine pour le foyer a une grande responsabilité : cuisiner selon les préférences de chacun, souvent au détriment de ses propres préférences, tout en essayant au mieux de respecter les recommandations nutritionnelles. C’est ainsi que les recettes traditionnelles sont ajustées pour convenir aux exigences de la société mais aussi pour les membres du foyer.
Certaines femmes se considèrent comme  » trop grosses  » selon la norme corporelle des sociétés occidentales. Souvent, c’est l’entourage qui le fait remarquer à la personne. En outre, tous les habitants tombent d’accord sur le fait que prendre soin de soi se réalise lorsque l’on est bien dans son corps.
Le thème de respect du corps est donc lié à la question de la  » cuisine « , des arbitrages vis-à-vis des normes nutritionnelles et du rapport au corps dans les différentes sphères de la socialisation.

3) L’immigration et patrimoine alimentaire

L’immigration modifierait les manières de se nourrir mais aussi les manières de partager les nourritures. Les habitants relèvent plusieurs phénomènes : parfois, quand ils rentrent dans leur pays natal, leur famille cuisine des plats français pour  » leur faire plaisir « , alors qu’ils souhaiteraient au contraire retrouver les saveurs de leur enfance. Ils sont considérés comme  » autres  » dans leur pays d’origine alors qu’ils ont partis vivre ailleurs.
Les habitants rencontrent des difficultés à transmettre leur culture alimentaire à leurs enfants dans un milieu culturel différent.
Les produits  » mémoriels  » se trouvent dans des espaces de vente particuliers. Parfois pour certains produits particuliers, les habitants ne fréquentent pas les circuits de consommation dits  » classiques ».
Les produits ramenés ou envoyés directement du pays sont considérés comme  » meilleurs  » au goût. Les habitants confèrent aux aliments du pays des vertus supérieures selon des critères subjectifs.

Le thème de l’immigration et de l’alimentation amène entre autre des questionnements autour de la transmission, de l’altérité alimentaire, de la construction d’un nouveau modèle alimentaire et des circuits d’approvisionnement.

3) Plaisir, don et contre-don

Plusieurs dons en alimentation sont à noter. Pour commencer, le don de soi en tant que femme à travers les activités autour de la cuisine.
Le rendu en serait l’affection et le maintien du foyer, l’hommage aux traditions, une reconnaissance sociale en tant que  » gestionnaire du foyer « , ou encore la maîtrise exclusive d’un domaine d’activité.
Les habitantes expriment une lassitude provoquée par une impossibilité de déléguer cette charge à un autre. Même si elles en ont le désir, elles ne savent pas comment s’y prendre. Elles estiment que se serait trop d’énergie dépensée d’apprendre à leur entourage à gérer certaines tâches de la cuisine.
Ensuite, le don par le biais de l’aide alimentaire. Chaque culture possède son répertoire culinaire, ses recettes avec des produits particuliers. L’aide alimentaire aux plus démunis ne correspond pas forcément aux produits connus par les personnes.
Il y a également différentes manières de rendre après un don. Par exemple, les habitants racontent que lorsqu’un voisin amène une assiette pleine, la politesse veut que l’on rende l’assiette avec des morceaux de sucre.

Le thème du don en alimentation amène à se questionner autour du rôle attendu de chacun, du plaisir ou au contraire du devoir de partager, et de la place que peut trouver un individu lors de dons unilatéraux; tout ceci mettant en perspective les variations culturelles.

Conclusion

Nous pouvons aborder tous les aspects de nos vies à travers l’alimentation. Les thèmes retenus feront l’objet d’un approfondissement à travers différents ateliers où petits et grands seront conviés.

Ce travail collectif viendra se concrétiser lors d’un séminaire populaire avec les habitants en Novembre 2018.

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